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Les chroniques de Charlotte

Anecdotes, astuces et sélections d'infos utiles à partager entre nous !

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24 nov. 2017
Célibataire avec une sclérose en plaques, comment faire des rencontres ?

Célibataire avec une SEP

Voici un article spécial célibataires, qui fera sans doute écho à ceux qui sont déjà en couple. Avec ou sans maladie, il convient de réfléchir au type de relation souhaitée pour adapter sa « stratégie de rencontre ». Et une fois celle-ci effectuée, il n'est pas facile de savoir s'il faut parler ou pas de sa maladie, si elle va faire fuir ou si elle n'aura pas d'impact sur la rencontre. Voici quelques conseils, issus de mon expérience mais aussi de mes recherches. 

Réfléchir à ses envies, une étape incontournable

Définissez ce dont vous avez envie : une relation amoureuse ? Une histoire courte, où vous ne vous engagez pas trop ? Un simple sexfriend ? Il n'y a pas à juger, juste à bien se connaître ! Cette étape de réflexion me semble indispensable pour vous faire gagner du temps, poser des bases saines pour votre future relation et vous éviter de souffrir parce que ce que vous vivez n'est pas adapté à vos envies.

La rencontre « traditionnelle », la plus simple…

Certains auront la chance de se rencontrer grâce à leurs études, sur leur lieu de travail, ou grâce à des amis ; d'autres joueront au tennis (ou n'importe quelle activité sportive, culturelle ou sociale), et trouveront l'homme ou la femme qui les comblera. C'est le moyen le plus facile mais à l'heure actuelle, bon nombre de célibataires se tournent vers les sites de rencontre pour simplifier leurs démarches ; j'ai même été témoin au mariage d'amis qui s'étaient rencontrés grâce à Meetic et pour vaincre vos dernières objections, sachez que la jolie mariée a une maladie rare et que cela n'a pas empêché Monsieur de convoler !

Les applis et sites de rencontre, un moyen efficace ?

Ils offrent une façon moderne de découvrir des personnes que vous n'aurez pas forcément croisées dans votre vie quotidienne. Dans le pire des cas, on aura perdu une heure à prendre un verre… Dans le meilleur, on aura rencontré une personne qui nous fera vibrer. Il existe des sites spécialisés pour les sportifs, les végétariens, les personnes handicapées, les bios, les cathos (ou les autres religions), les amateurs de chat ou de vin : bref, il y en a pour tous les goûts sur Internet. Attention, c'est un monde où de belles rencontres sont possibles mais certaines peuvent être glaçantes d'égoïsme, d'absence d'éducation ou de jugement négatif, que l'on ait une maladie ou pas. Il faut être prêt à les subir et avoir un « capital confiance suffisant pour le supporter, à mon humble avis. Mon cas est évidemment plus facile puisque je n'ai pas de handicap visible (ce qui n'évite pas les déconvenues, une fois le handicap mis en évidence…) ; s'il est visible, il peut être particulièrement éprouvant de s'exposer mais il n'empêche pas la séduction et l'attraction physique ! En revanche, il permet d'éviter les égoïstes, les égocentriques, les superficiels, les gens sans valeurs humaines… Moi, je considère ma SEP comme un critère de sélection supplémentaire, qui m'aide à sélectionner des hommes avec des valeurs humaines.

Adaptez l'appli de rencontre à vos envies

Certaines sont réputées pour des rencontres d'un soir (ou de plusieurs) ; d'autres privilégient les relations plus longues. Prenez le temps de vous renseigner sur Internet qui fourmille d'articles à ce propos, pour trouver le site qui vous convient. Evidemment, il y a toujours des exceptions qui confirment la règle (et des sexfriends qui se marient) et c'est le charme de la vie !

Réfléchissez aux valeurs incontournables

Incontournables pour vous, et non pour vos parents ou vos amis... On peut penser que sur le moyen et long terme, quelqu'un d'attentionné, de bienveillant, de gai, de positif, ou encore d'actif est plus pertinent quand on a une maladie chronique. Mais la réponse ne concerne que vous ! Si vous êtes dans une période où vous avez envie de vous amuser et de papillonner, profitez-en, qu'importe tant que vous êtes heureux !

En parler ou pas ? That is the question…

Parler de sa maladie est très personnel et la réponse l'est tout autant. Pour certains, ce sera un sujet intime, à réserver aux rendez-vous ultérieurs ; pour d'autres, comme moi, ce sera abordé plus rapidement (je vous livre le fruit de mes réflexions mais il n'engage que moi). Pour une histoire légère et courte, il ne me semble pas indispensable d'en parler… Mais dans le cadre d'une rencontre plus « sérieuse », j'en parle assez rapidement puisqu'elle a conditionné mon orientation professionnelle, mon travail à domicile et une partie de mon mode de vie (je ne marche pas longtemps, je ne reste pas debout longtemps à cause de mes douleurs, je me couche relativement tôt, je dors 10 heures, je me repose l'après-midi même en vacances, etc). Il est donc difficile d'éviter les questions à ce propos ! De plus, j'ai totalement intégré ma SEP et je n'en ai pas honte : elle est là, elle fait partie de moi et même si ce n'est pas elle qui me définit, je suis obligée d'en tenir compte, tout comme mes proches. Enfin, dernier argument, aucun de mes symptômes ne se voit, alors si je ne parle pas de mes troubles, les gens n'en ont pas conscience pas et ne comprennent pas forcément mes réactions.

Attention, il y a un juste milieu. Aux premiers rendez-vous, j'aborde de façon succincte ma situation, je ne détaille pas mes troubles et mes difficultés en détail durant tout le rendez-vous galant ! De toute façon, on sent assez vite si l'interlocuteur a envie d'en savoir plus et s'il pose des questions. Avec le temps, j'ai appris à voir ma SEP comme un critère de sélection supplémentaire : tout le monde n'est pas capable de sortir ou de vivre avec une personne atteinte d'une maladie chronique. Ma franchise a dû en faire fuir certains, mais d'autres sont restés ! 

A écouter (en anglais) :

Navigating dating on MS (Faire des rencontres avec une sclérose en plaques)