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Les chroniques de Charlotte

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11 déc. 2015
Thérapie comportementale et cognitive

Thérapie comportementale : une aide pour gérer la fatigue ?

Le printemps 2014 a vu une étude intéressante montrer l'intérêt des thérapies comportementales et cognitives dans la gestion de la fatigue. Symptôme majeur de la SEP, elle est souvent très difficile à vivre pour les patients. Elle est parfois liée à des insomnies ou à une dépression, et laisse souvent les médecins démunis.

La thérapie comportementale et cognitive est une psychothérapie qui permet de prendre conscience de ses pensées, de ses émotions, de ses schémas, et à s'en dégager. Elle est utilisée dans de nombreuses indications, dont les troubles anxieux, dépressifs ou encore les troubles du sommeil.

Le Dr Megan Clancy, médecin au Mellen Center for Multiple Sclerosis Treatment and Research, Cleveland Clinic, dans l'Ohio s'est penchée sur l'impact de la thérapie comportementale et cognitive sur la fatigue de la SEP.

L'étude portait sur 11 patients qui participaient à une Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC) en groupe ou en séance individuelle, entre janvier 2008 et décembre 2013. Il s'agissait d'un homme et de 10 femmes, âgés de 36 à 69 ans, qui ont répondu à différents questionnaires évaluant la fatigue, l'insomnie, la santé.
D'après l'auteur, il est "difficile de savoir si le trouble du sommeil a commencé avec la fatigue ou alors avec la dépression, puis a ensuite aggravé l'autre problème. Mais la TCC fonctionne dans les 2 cas."

La thérapie consistait à agir sur différents points :

  • le contrôle du stimulus (en l'occurrence se coucher uniquement lorsque l'on se sentait somnolent)
  • l'hygiène du sommeil (se coucher à heure régulière, éviter les excitants, ne pas utiliser d'écran dans son lit,…)
  • la relaxation
  • la thérapie cognitive

Près de 3/4 des patients a rapporté un allongement du temps de sommeil, à raison d'1h25 en moyenne et 60% ont observé une réduction de la fatigue (même s'ils continuaient tous à se sentir fatigués). La moitié a constaté une amélioration de leur dépression ; 86% une amélioration de leurs insomnies et 43% une réduction de leur sévérité.

Un neurologue américain réputé, le Pr Robert Lisak, estime quant à lui que tout dépend de la cause de la fatigue : si celle-ci est liée à des troubles urinaires nécessitant de se lever 3 fois par nuit, elle ne sera pas soulagée par une TCC.

De plus, l'étude porte sur un nombre faible de patients et d'autres études semblent nécessaires pour confirmer cette piste.

Les insomnies étant souvent multifactorielles, la TCC semble toutefois être un outil intéressant pour apprendre à apprivoiser sa fatigue, comme ses problèmes de sommeil.

Source : http://www.medscape.com/viewarticle/826015