Noémie : se battre pour ce que l'on aime !

Infirmière au bloc opératoire, Noémie s'est battue pour pratiquer ce métier avec une sclérose en plaques. Elle jongle entre sa vie professionnelle et familiale, en cultivant la philosophie positive.

« Mon métier d'infirmière de bloc me tient très à cœur », annonce d'emblée Noémie. « Durant mes études, j'ai fait un stage au bloc opératoire, que j'ai adoré et j'y travaille à 80% depuis 2008. »

Le diagnostic de sclérose en plaques rémittente-récurrente a été posé en 2006, Noémie avait alors 25 ans. « Quand j'ai appris ma maladie, je n'ai pas caché les choses à mon employeur. En plus, j'étais hospitalisée dans l'établissement où je travaille ! J'ai été dans le déni 1,5 ans, mais j'ai fini par avoir rendez-vous en médecine du travail. Le médecin voulait que j'arrête mon travail, ou me reclasser dans d'autres services de soins. Je ne voulais absolument pas changer et quitter mon poste au bloc opératoire. J’ai réussi à convaincre la médecine du travail de réaliser une étude de mon poste au bloc opératoire d’autant plus qu’elle ne connaissait pas du tout en quoi consistait mon travail. Et nous avons alors convenu ensemble d'aménagements ; mon employeur a pris en compte les mesures recommandées par la médecine du travail. Une victoire pour moi ! »
Noémie a ainsi bénéficié d'horaires aménagés, avec une pause le jeudi et jamais plus de sept heures par jour. « Je ne prends plus d'astreinte, donc je ne travaille plus la nuit ni les week-ends. C'est nettement mieux du point de vue de la fatigue. »

De plus, Noémie a la chance de faire partie d'une équipe soudée au bloc qui l'a soutenue. « Le bloc, c'est une famille et mes collègues ont été présentes dans la découverte de la maladie. On l'a vécu tous ensemble ! Elles savent me préserver désormais. »

Des batailles quotidiennes aux victoires...

« Au départ, c’étaient des batailles de tous les jours. C'était stressant de passer d'un état de santé où je faisais plein de choses à un état de patiente. Aujourd’hui, j'ai peur que le handicap ne s’accroisse, le fauteuil reste une crainte mais j’ai décidé de rester optimiste. Tant que je peux faire le plus de choses possibles, je les fais et quand je ne pourrai plus, je ferai autre chose. Tous les jours, j’essaie de profiter de cette chance d’être bien et de continuer à faire ce métier que j’aime ! »

C'est un des principes de la psychologie positive de profiter en pleine conscience de tous les évènements ou instants positifs, qui font du bien. C'est particulièrement précieux avec une sclérose en plaques.

Au moment du diagnostic, Noémie venait de se marier et souhaitait vraiment avoir un enfant : « j'allais sur des blogs positifs de patients (qu'il faut bien choisir) pour trouver des infos et du soutien. Je me suis dit que je devais aller de l'avant et nous nous sommes battus à deux avec mon mari, Frédéric ! »

Au moment du diagnostic, Noémie venait de se marier et souhaitait vraiment avoir un enfant : « j'allais sur des blogs positifs de patients (qu'il faut bien choisir) pour trouver des infos et du soutien. Je me suis dit que je devais aller de l'avant et nous nous sommes battus à deux avec mon mari, Frédéric ! »

L'adaptation comme la communication sont en effet indispensables quand on est parent avec une sclérose en plaques.

Gérer métier et vie de famille avec une SEP, un challenge !

Ses enfants ont aujourd'hui 11, 7 et 5 ans. « Je jongle entre travail, activités avec les enfants, devoirs, sorties et sport », reconnait Noémie. « J’essaie au quotidien d’avoir une vie saine. J’avoue avoir souvent une vie bien remplie. Heureusement, j’ai un mari qui est très présent pour nous et très attentionné. C’est une réelle chance de l’avoir à mes côtés : il a toujours été un pilier à mes côtés pour affronter la maladie, je pense que sans lui je ne serais pas tel que je suis. »

À toutes les mamans qui travaillent et qui ont une SEP, Noémie a ces mots doux : « ce n’est pas tous les jours facile mais il y a des jours meilleurs ! Il faut surtout apprendre à écouter son corps, entendre ses maux et savoir ralentir quand ça ne va pas... »

Publié le : 30/11/2020

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