Comprendre la SEP

« Le système nerveux central (SNC)
est l’ensemble formé par le cerveau… »

Comprendre la SEP

« Le système nerveux central (SNC) est l’ensemble formé par le cerveau… »

Aidants - Définition

« Quel que soit le nom
qu'on leur attribue… »

 

 

L'IRM

L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) est devenue l’examen de référence de la sclérose en plaques (SEP).

Les IRM sont réalisées par un neuro-radiologue, de préférence dans le même centre ou service de radiologie, et les résultats seront interprétés par votre neurologue, qui connaît bien l’histoire de votre maladie.

Que voit-on à l'IRM ?

L’IRM permet de visualiser et localiser précisément les plaques aussi bien dans le cerveau que dans la moelle épinière. Selon les séquences utilisées, elles apparaissent blanches (en terme technique, on parle « d’hypersignaux ») ou noires (« hyposignaux »).

L’importance des signes neurologiques (symptômes) n’est pas toujours proportionnelle au nombre de lésions.

En effet, les lésions peuvent être assez nombreuses, alors qu’il n’y a que peu de manifestations cliniques : cela peut signifier que les lésions se situent préférentiellement dans des zones du cerveau dites « muettes », n’induisant pas de symptôme repérable, ou encore qu’elles sont peu destructrices ou réparées.

Un produit de contraste, le gadolinium, est utilisé dans certains cas. Il permet d’identifier les lésions récentes, datant de moins de 3 mois. Au sein des nouvelles lésions, l’inflammation provoque en effet une rupture de la barrière entre les petits vaisseaux et le tissu cérébral (la « barrière hémato-encéphalique »), permettant le passage du produit de contraste. On parle de prise de gadolinium.

L’autre intérêt de l’IRM est de pouvoir visualiser l’évolution dans le temps (la dissémination dans le temps).

Il arrive qu’une IRM faite à distance de la première poussée montre une nouvelle lésion, même s’il n’y a pas eu de nouveaux signes cliniques.

C'est au neurologue de décider de la nécessité ou non de pratiquer cet examen. Une nouvelle IRM peut être utile, par exemple en cas de doute diagnostique, pour établir un diagnostic précoce ou pour aider aux décisions thérapeutiques.

Comment se passe une IRM ?

La personne est allongée et placée dans un tunnel où est généré un champ électromagnétique. Les tissus explorés émettent un signal comparable à une onde radio qui, capté et analysé par ordinateur, permet d'obtenir des images très précises. L'examen est piloté de l'extérieur ; un opérateur contrôle en permanence les images qui s'affichent sur les écrans.

L'examen dure entre 15 minutes et 1 heure.

Il est parfaitement indolore. En revanche, l'IRM est bruyante (des bouchons d'oreille ou un casque sont proposés), avec un bruit régulier de tambour correspondant à la formation des images.

Dans les conditions actuelles hautement sécurisées, l'IRM n'entraîne pas d'effets indésirables et il existe peu de contre-indications :

  • L'IRM ne doit pas être réalisée en cas de corps étranger métallique et elle doit être évitée pendant la grossesse (en particulier au 1er trimestre) ;
  • L'injection de gadolinium est contre-indiquée en cas d'insuffisance rénale sévère, d'allergie au produit (exceptionnelle) et au cours de la grossesse.

Publié le : 15/09/2014 Mis à jour le : 29/03/18

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