Comprendre la SEP

« Le système nerveux central (SNC)
est l’ensemble formé par le cerveau… »

Comprendre la SEP

« Le système nerveux central (SNC) est l’ensemble formé par le cerveau… »

Aidants - Définition

« Quel que soit le nom
qu'on leur attribue… »

 

 

Trois conseils pour un voyage réussi

Voici comment profiter pleinement et sereinement de son voyage avec une sclérose en plaques.

J’adore les voyages mais voyager avec une SEP relève parfois du parcours du combattant. Quelques précautions permettront de profiter pleinement et sereinement du voyage.

1. Adapter le voyage au handicap

Il faut toujours prévoir un voyage adapté à ses possibilités, avec si besoin des hôtels accessibles et des restaurants qui le sont également dans les environs. Grâce à Internet et aux sites spécialisés, il est heureusement facile de se renseigner avant son départ. La compagnie aérienne ou ferroviaire doit être prévenue suffisamment à l'avance si une assistance est nécessaire.

Comme la fatigue et les douleurs me limitent, je ne surcharge pas le planning des visites et je me renseigne auparavant sur le pays que je visite pour sélectionner les lieux incontournables. Je sais parfaitement que je ne verrai jamais tout ce que je voudrais mais ce n'est pas grave : je préfère me réjouir de ce que je peux faire, plutôt que de pleurer sur ce que je ne peux plus faire.

2. Partir avec des gens qui connaissent et respectent votre rythme

C'est le conseil incontournable pour ne pas se retrouver embarqué dans des activités incompatibles avec le handicap, ou soumis à un rythme incompatible avec la fatigue. Ceci étant dit, il y a toujours une première fois ! Et il est tentant de partir avec un nouvel amoureux ou de nouveaux amis. En ce qui me concerne, j'essaie de bien expliquer mon rythme particulier à l'avance, même si j'ai bien conscience qu'il n'y a qu'en le vivant qu'on le comprend vraiment...

Pour illustrer mon propos, voici un exemple survenu l'année dernière, où j'ai voyagé à l'étranger avec plusieurs amis. Certains connaissaient très bien mon rythme, d'autres moins. J'ai dû enchaîner une demi-journée de visite, avec plusieurs heures de voiture (j'avais prévenu que c'était trop lourd pour moi mais face à la volonté de voir un endroit éloigné, je me suis inclinée). Je suis arrivée épuisée, avec des douleurs intenses et cet excès m'a gâché deux jours de voyage... Comme quoi, il n'est pas facile de faire comprendre les symptômes invisibles, même après 22 ans d'expérience et de communication !

3. Ne pas se mettre en situation délicate

Par situation délicate, j'entends des circonstances qui nous confronteront à nos limites physiques et nous obligeront à les dépasser. Par exemple, je sais que je suis incapable de tenir physiquement une journée entière. Lorsque je voyage à l'étranger, je prévois des demi-journées de visite, jamais plus. Mais il m'est arrivé récemment de ne pas tenir compte de la fatigue et de diminuer mon temps de repos l'après-midi (au profit de trois heures sur la plage) ; résultat, une névralgie dans la nuit et une bonne partie de la journée suivante… J'ai été épuisée durant 24 heures.

En revanche, quand je tiens compte de mon rythme et que je ne force pas, je profite pleinement des bienfaits physiques et psychologiques des voyages. Mieux vous vous connaîtrez, mieux vous saurez comment adapter votre façon de découvrir le monde !

Publié le : 05/07/2018 Mis à jour le : 27/07/2018

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