Comment retrouver la complicité
dans son couple ?

La majorité des couples sont un jour soumis à une perte de complicité amoureuse et/ou sexuelle.

Dans certains cas, la SEP et le handicap peuvent devenir un frein à la complicité dans le couple mais pas de panique pour autant : raviver la flamme, c'est possible !

Après un diagnostic, le couple prend de plein fouet l'angoisse de la maladie chronique. Si c'est évidemment celui/celle qui est malade pour qui le choc est le plus fort, il ne faut pas minimiser non plus le retentissement pour la personne qui l'aime et partage sa vie.

Puis les symptômes et le handicap vont parfois modifier la vie pratique du couple, et les rôles habituellement attribués à chacun des partenaires. Il va falloir du temps, de la communication et beaucoup d'amour pour s'adapter, à deux, aux changements.

Comme pour tout autre couple, le temps qui passe, les contraintes de la vie quotidienne (travail, enfants, logistique domestique) grignotent peu à peu le désir et la complicité de couple. Peu à peu, un fossé peut se creuser entre les deux partenaires mais plutôt que de se résigner et de se dire « C'est normal », autant prendre le taureau par les cornes et redynamiser sa vie de couple !

Couple et communication

Les incompréhensions et les malentendus sont encore plus fréquents dans un couple où l'un a un handicap parce que l'autre n'est pas dans le corps et la tête de celui/celle qui est malade. Celui-ci doit exprimer clairement ses besoins en termes d'aide au quotidien et d'attentes vis-à-vis du partenaire, et ne pas repousser son aide. En retour, le partenaire doit veiller à ne pas trop étouffer l'autre, même si c'est avec une bonne intention, pour le/la soulager du fait du handicap.

La communication est donc essentielle et elle doit être régulière. Pour être plus constructif, le dialogue se fait avec respect et bienveillance, en privilégiant le « je » (« Je trouve que nous nous sommes un peu éloignés, qu'en penses-tu ? J'ai envie que l'on se retrouve tous les deux »), sans accuser l'autre et sans lui couper la parole. Le but est d'écouter chaque point de vue, de partager ses craintes, ses peurs sur l'avenir, mais aussi son amour, ses envies pour le couple et son désir de faire face ensemble. C'est en réfléchissant à deux à la façon la plus adaptée de retrouver une complicité sur tous les plans que l'on y parviendra. Et si l'on n'arrive plus à parler de façon constructive, il ne faut pas hésiter à faire appel à un tiers, psychologue ou thérapeute de couple.

Comment éviter la routine ?

Par essence, il est normal d'avoir une certaine routine dans la vie de couple et elle n'est pas uniquement nocive : elle offre aussi une certaine sécurité affective et elle est bien agréable ! En revanche, le danger guette lorsqu'elle éloigne les deux personnes et leur fait perdre la complicité de couple. La vie quotidienne, ses contraintes et/ou la maladie empiètent très souvent l'espace et le temps consacrés au couple.

Alors ni une ni deux, on injecte un peu de nouveauté dans tous les pans de sa vie ! Une soirée surprise, organisée par l'un des partenaires, est toujours amusante (et si la forme du jour ne l'autorise pas, on n'en fait pas un drame, on reporte).

C'est agréable de tester un nouveau restaurant, d'aller au cinéma, de voir une exposition ou un tournoi de tennis ou d'organiser une visite dans sa région selon les goûts du couple et les possibilités physiques du partenaire avec une SEP... La variété et le dynamisme sont des ingrédients très stimulants, tout en les adaptant à la forme du jour.

Couple : comment se retrouver ?

La complicité se restaure aussi physiquement, en passant un minimum de temps ensemble, juste à deux (en plus des moments en famille). Par exemple, on peut lancer l'idée d'un dîner en tête à tête une fois par semaine ou par mois, idéalement hors de la maison. Ou faire garder ses enfants par une amie ou sa famille (à charge de revanche) pour s'autoriser une après-midi entière juste à deux, ou encore mieux un weekend en amoureux... Il n'y a rien de tel que passer du temps ensemble pour retrouver sa complicité de couple. Si l'on n'a pas de centre d'intérêt commun, on peut aussi s'initier à deux à une nouvelle activité (sportive si elle est adaptée à la personne qui a une SEP, artistique, intellectuelle, ou de loisir comme la découverte de cours d'œnologie, de cuisine ou de photo).

Ce que l'on vit en dehors du couple (via ses amis, son travail ou encore une association) épanouit chaque partenaire de façon individuelle et le pousse à avoir encore plus envie de retrouver l'autre, pour lui raconter (ou pas, s'il aime avoir un jardin secret).

Il ne faut pas hésiter à consulter un psychologue ou un thérapeute de couple si l'on sent que l'on a du mal à gérer la maladie ou le handicap : un regard extérieur et professionnel est parfois d'une grande aide, que l'on consulte seul ou à deux.

Publié le : 14/02/2019 Mis à jour le : 14/02/2019

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