Avez-vous déjà observé dans un parc des personnes enchaînant lentement des mouvements ciblés ?
Ces personnes sont en pleine pratique du taïchi, une discipline issue des arts martiaux traditionnels chinois. Des chercheurs ont étudié ses bienfaits et ses risques en cas de sclérose en plaques.
En pratique, le taïchi est un ensemble de mouvements continus et circulaires, effectués avec lenteur et précision. C’est un dialogue entre le corps et l’esprit, invitant à ralentir et à être en pleine conscience.
L’enchaînement des mouvements s’apparente à une danse au ralenti et hypnotique, totalement à contre-courant de l’époque actuelle, si rapide.
Le taïchi a prouvé ses bénéfices sur les personnes sans SEP1. Il réduit les symptômes dépressifs, le stress ainsi que le risque de chutes. Il améliore la qualité du sommeil et chez les personnes âgées, les fonctions cognitives.
Qu’en est-il en cas de sclérose en plaques ?
Une revue systématique2 de 2017 estime que le taïchi est particulièrement intéressant sur l’équilibre et la qualité de vie. Notamment parce qu’il ne se limite pas à développer les fonctions externes, comme la force. Il renforce également l’énergie interne, en stimulant la vitalité ou en diminuant la fatigue et les douleurs.
De plus, le taïchi pourrait avoir un effet sur la souplesse, la force musculaire des jambes, la coordination, la démarche et la douleur.
D’après une autre revue systématique3,
le taïchi est une option complémentaire
intéressante et bien tolérée par les patients.
En synthétisant plusieurs études, d’autres auteurs
observent les bénéfices sur l’équilibre et la
stabilité posturale. L’effet est modeste mais
prouvé. Là encore, cette pratique semble bénéfique
sur l’équilibre, la stabilité posturale, sur la
souplesse, les symptômes dépressifs.
Toutes ces études sont à modérer par une méthodologie insuffisante, un nombre de patients trop faible, une durée de suivi insuffisante ou encore des personnes avec une atteinte légère à modérée.
Dans les deux études mentionnées ci-dessus, les effets sur la fatigue sont contradictoires et ne permettent pas de conclure.
Toutefois, une autre revue 3, menée par la très réputée Cochrane, a synthétisé 36 études portant sur l’exercice physique en cas de SEP.
Conclusion : on peut donc dire que le taïchi
améliore la fatigue.
Le taïchi est une activité physique bien tolérée, d’après la majorité des études. S’il vous tente, n’hésitez pas ! Il peut apporter des bénéfices avec une SEP, même si des études plus fiables sont nécessaires.
Et si le taïchi ne vous tente pas, il y a plein d’autres activités à tester !
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