Comprendre la SEP

« Le système nerveux central (SNC)
est l’ensemble formé par le cerveau… »

Comprendre la SEP

« Le système nerveux central (SNC) est l’ensemble formé par le cerveau… »

Rôle de l’entourage

« Aujourd’hui, le rôle du proche,
de l’aidant ou de l’accompagnant… »

 

 

Les symptômes

Les symptômes apparaissant au début de la maladie ou lors de son évolution sont variables d’un individu à l’autre et, chez le même individu, varient au cours du temps...

La gêne engendrée par les symptômes est également variable d’une personne à l’autre, d’une poussée à l’autre, et même d’un jour à l’autre, en fonction de l’importance de la poussée, mais aussi de la fatigue, de l’existence d’une infection associée, de la température…

Certaines manifestations sont néanmoins fréquentes : troubles de la sensibilité, troubles visuels, troubles moteurs…

Tous ces symptômes ne coexistent pas simultanément chez une même personne ; dans près d’un cas sur deux, le début de la maladie est marqué par l’apparition d’un seul signe.

Les troubles de la sensibilité

C’est un signe révélateur fréquent de la maladie. Il s’agit le plus souvent :

  • de sensations de fourmillement, d’engourdissement, de peau cartonnée, d’eau coulant sur le corps, de piqûres, de striction, d’étau, de brûlure ou de froid ;
  • d’un signe appelé « signe de Lhermitte » : impression de décharge électrique le long de la colonne vertébrale et/ou des membres, qui survient uniquement lors de la flexion de la nuque ;
  • d’une baisse de la perception sensitive ;
  • de douleurs.

Pour considérer ces symptômes comme possiblement liés à une SEP, il faut qu’ils soient suffisamment prolongés (plusieurs jours) et franchement inhabituels.

Les troubles visuels ?

La névrite optique est la conséquence d’une inflammation au niveau du nerf optique. Elle peut survenir au début de la maladie ou au cours de son évolution. Elle concerne en général un seul œil et peut se manifester par une baisse de l’acuité visuelle, une sensation de vision floue, une moins bonne vision de certaines couleurs, une douleur du globe oculaire lors de sa mobilisation, des anomalies du champ visuel.

Plus rares au début de la maladie, des troubles de la mobilité oculaire peuvent survenir lors d’une poussée (moins bonne mobilité, parfois perte du synchronisme entre les deux yeux dans certaines directions du regard).

Ces troubles peuvent s’accompagner d’une sensation de vision double, appelée diplopie. Elle n’existe qu’en vision binoculaire (avec les deux yeux) et disparaît lors de la vision monoculaire (avec un seul œil).

Les troubles moteurs ?

Une sensation de faiblesse musculaire, plus ou moins importante, peut toucher un ou plusieurs membres (en particulier les membres inférieurs) ou une moitié du corps. Elle peut être associée à une raideur musculaire (« spasticité »), au niveau des jambes, des bras…

Des troubles de l’équilibre, une perte de la coordination à la marche, des sensations vertigineuses ou des vertiges rotatoires peuvent parfois retentir sur la station debout et sur la marche.

La fatigue ?

Souvent présente, la fatigue est parfois très fluctuante. Elle peut accompagner ou aggraver une poussée, elle peut aussi être présente en dehors des poussées. C’est un des symptômes importants de la maladie : elle peut être gênante au quotidien, apparaître lors d’efforts modérés. Pourtant, elle est souvent insuffisamment prise en compte par l’entourage.

Et aussi

C’est un signe révélateur fréquent de la maladie. Il s’agit le plus souvent :

  • Des troubles urinaires peuvent survenir :
    • mictions impérieuses (envies urgentes d’uriner) ;
    • difficultés à vider la vessie (avec parfois persistance d’un résidu d’urine après l’effort de miction).
  • Des troubles de l’émission des selles peuvent aussi survenir : constipation, fausses envies.

Ces symptômes sont la conséquence d’un moins bon contrôle des sphincters.

Les troubles sphinctériens sont importants à prendre en compte, car ils peuvent favoriser des infections urinaires potentiellement graves.

  • Rares au début de la maladie, des troubles sexuels peuvent survenir aussi bien chez l’homme (troubles de l’érection, baisse de libido) que chez la femme (perte de sensibilité, sécheresse vaginale, baisse de libido). Bien qu’il s’agisse d’un sujet délicat, il est essentiel d’en parler.
  • Enfin, il peut exister quelques troubles intellectuels (également appelés troubles cognitifs) portant sur la concentration, l’attention (distractivité), la capacité à traiter plusieurs informations simultanément, la mémoire. Ils ne sont pas constants, apparaissent rarement au début de la maladie, et restent habituellement modérés (ils n’évoluent pas vers des troubles sévères comme, par exemple, dans la maladie d’Alzheimer).

S’ils n’entraînent en général que des perturbations modérées, même avec l’évolution de la maladie, il faut cependant en parler à votre médecin car ils peuvent être pris en charge.

Publié le : 11/02/16 Mis à jour le : 29/03/18

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